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Bijoux de collection

Exposition du 20 novembre au 21 décembre 2019

AVANT-PROPOS

par Jean-Louis Gaillemin

C’est à un beau voyage à travers le temps et l’espace que nous convie
La Galerie Parisienne. Odyssée pittoresque qui permet au collectionneur de s’orienter dans le vaste monde du bijou et de confirmer ses goûts pour tel aspect de la création qui lui est cher. Comment distinguer et discerner les filiations stylistiques, les influences, les convergences de ce monde en perpétuelle gestation et renouvellement. Au hasard de rapprochements formels, fondés sur des thèmes volontairement généraux : le voyage, le diamant, la couleur, la forme, la matière, Bijoux de collection nous invite à voir différemment, à discerner des qualités et des caractéristiques qui échappent souvent au premier regard.

Quelle merveille de voir simultanément une bague « scarabée » de la fin du XIXe siècle et une autre en faïence bleue de l’Egypte antique, de percevoir une origine cambodgienne dans les spirales ornées d’un bracelet de René Boivin, de retrouver les tourbillons d’un masque barbu art déco dans les ornements nuageux d’une bague de David Webb des années 1950. Le diamant n’est pas absent de ces promenades esthétiques, se cachant dans un bracelet souple de Van Cleef & Arpels, s’affichant dans un bracelet de Cartier, jouant le jeu des grands classiques nœuds et autres broches des XVIIIe et XIXe siècles si appréciés par Henri Vever dans son Histoire de la bijouterie française. Oubliant sa superbe, le diamant vient même ponctuer de ses éclats les compositions géométriques des modernes.

Mais c’est moins la qualité intrinsèque du joyau qui intéresse La Galerie Parisienne, que le jeu des formes et des couleurs, l’invention, la création. Quoi de plus séduisant que ce jeu entre les jaunes et rose d’un bracelet aux entrelacs géométriques en or de Fouquet ? De plus déroutant que la symphonie polychrome des bagues de Boivin ou Belperron ? Les rapprochements de l’améthyste et du saphir par JAR, ou le picotement des citrines tricolores de Boivin toujours ?
Les « sertis clos » facilitent le dialogue des matières sobres et précieuses,   les jeux cubistes donnent du caractère aux  bijoux qui s’affirment comme œuvres d’art. Audaces de Jean Després qui pare de délicieuses patines ses microcosmes modernistes. Chaînes et rouages, sont subtilement articulés pour transformer la forme industrielle en parure, parfois il suffit de quelques billes pour évoquer sans même avoir à le montrer le fascinant « roulement » où elles étaient nichées. Les verres peints d’Etienne Cournault ajoutent leur note de poésie surréalisante à la géométrie de Després. Nul doute que L’Inhumaine de Marcel Lherbier aurait aimé cette broche en acier inoxydable de Raymond Templier enserrant délicatement les prismes sauvages d’une staurotide offerte par son « ingénieur ». Quant à Nancy Cunard, elle aurait abandonné un moment ses fascinants bracelets africains pour ce jonc de Després où l’argent et l’or jaune jouent dans un tourbillon de formes avec l’émail noir.

Mais ces inventions formelles ne sauraient effacer le plaisir que l’on a à retrouver dans les entrelacs d’un bijou, les formes familières ou mythologiques d’une plante ou d’un animal. Oiseaux et papillons nous donnent le sentiment d’un plaisir fugitif, vont-ils rester tranquilles sur cet organdi ou s’échapper et rejoindre les vastes espaces ? Comme les fleurs, les papillons sont prétextes à des débauches colorées. Les algues et les coquillages de Boivin et Boucheron nous introduisent à un monde plus doux et mystérieux, quelle Sirène saura se parer de ces bracelets aux têtes de poissons ? Le bijou sait aussi apprivoiser les fauves les plus redoutables comme ce lion en or jaune transformé en broche articulée, ce bélier pendentif aux cornes art déco, ou ce sinueux et insinuant serpent qui s’enroule autour du cou pour mieux se glisser sur la peau de notre moderne Eve. Deux yeux peuvent parfois, comme sur ces boutons de manchette, évoquer une présence mystérieuse, début d’une métamorphose ?   

Mais les bijoux ne sont pas seulement là pour le plaisir des yeux, ils aiment aussi être effleurés, touchés, caressés, offrant au plaisir des doigts la soie des perles fines, les nodosités du cristal de roche, le maillage des fils de métal et tous les ornements gravés par nos artistes sur les métaux et les pierres fines. Particulièrement savoureux, le rapprochement apaisant de l’agate blonde et de la perle, les accords subtils de la calcédoine avec les rubis et autres saphirs.

En nous offrant ce panorama, La Galerie Parisienne nous donne l’occasion de découvrir, de comparer et de comprendre la diversité éloquente d’un métier qui a su, depuis le tournant du XXe siècle renouer avec la grande tradition artistique de la Renaissance ou de l’époque baroque.

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René Boivin

BELIER BOIVIN
René Boivin. Broche « Bélier ». Vers 1958. Dessin de Juliette Moutard.

Or, émail et perles.

5 cm X 4 cm

Certificat de Mme Françoise Caille

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Pendentif (Attribué à Fouquet)

Attribué à Fouquet -Pendentif - Vers 1920
Attribué à Fouquet -Pendentif – Vers 1920

Platine – Diamants – Cristal de roche – Email – Opale – Diamants

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Paul Oudet

Objet-sculpture "Amonite" - 1972 - Provenance : Galerie Albert Loeb
Objet-sculpture « Amonite » – 1972 – Provenance : Galerie Albert Loeb

Bronze

13 x 10

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François Baschet

"Fleur musicale" - 1996
« Fleur musicale » – 1996

Inox

L 27 x l 25 x H 22

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Nicolas Thévenin

Pichet - 2015
Pichet – 2015

Acier – Inox – Gravure à l’acide

H : 31 cm

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Marie-Louise De Geer Bergenstråhle

Sculpture "Boîte de sardines" -
Boîte surréaliste – 1975

Techniques mixtes

H : 10 cm

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Philolaos

Boîte - 19
Boîte à épices – 1966 – Provenance : Galerie Jacques Lacloche – Exposition L’ Objet 2 : « Pour un mobilier contemporain » présentée par François Mathey et Michel Ragon avec l’aimable collaboration de la Baronne Elie de Rothschild (Ancienne collection Pierre Bergé)

Acier inoxydable meulé

H : 14 cm

D : 15 cm

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René Boivin

BOIVIN FLEUR
Clip « œillet » – 1938 – Dessin de Juliette Moutard.

Or jaune, rubis, olivines, diamants, tourmalines vertes.

5,9 x 4,7 cm

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Sido et François Thévenin

Vide poches - Vers 1970
Vide poches – Vers 1970

Bronze

H : 13 cm

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Claude Bellegarde

Composition - 1967
Composition – 1967

Techniques mixtes

H : 33 cm

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Roland Michenet

Huile sur toile - 1967
Provenance : Galerie Karl Flinker – 1967 (Ancienne collection Rothschild)

Techniques mixtes

120 x 81

Archives du Chicago Tribune du 16 avril 1967

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Roland Michenet

Provenance : Galerie Karl Flinker - 1967 (Ancienne collection Rothschild)
Provenance : Galerie Karl Flinker – 1967 (Ancienne collection Rothschild)

Techniques mixtes

120 x 81

 Archives du Chicago Tribune du 16 avril 1967

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Philolaos

Boîte à épices - 1966 - Provenance : Galerie Jacques Lacloche - Exposition L' Objet 2 : "Pour un mobilier contemporain" présentée par François Mathey et Michel Ragon avec l'aimable collaboration de la Baronne Elie de Rothschild (Ancienne collection Pierre Bergé)
Boîte à épices – 1966 – Provenance : Galerie Jacques Lacloche – Exposition L’ Objet 2 : « Pour un mobilier contemporain » présentée par François Mathey et Michel Ragon avec l’aimable collaboration de la Baronne Elie de Rothschild (Ancienne collection Locatema)

H : 16,5 cm

D : 11 cm

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Alberto Guzmàn

Sculpture - Galerie Lacloche - 1970
Sculpture – Galerie Lacloche – 1970

Bronze

H : 63 cm

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Nicolas Thévenin

 

Nicolas Thevenin - Table sculpture
Nicolas Thevenin – Table sculpture

Bois fruitier – Gravure à l’acide sur inox – Piètement en ferronnerie d’art

300 X 88,5 X 74 (Avec rallonges)

184 X 88,5 X 74 (Sans rallonges)

116 X 75 X 46 (Rallonges sur table basse)

Détail - Table sans les rallonges
Détail – Table sans les rallonges
détail - rallonges sur table basse
Détail – Rallonges sur table basse
Piètement en fer forgé table basse
Piètement en fer forgé table basse
Détail gravure à l'acide sur intox
Détail panneau central gravure à l’acide sur intox
détail plateau
Détail plateau
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Suzanne Belperron

Suzanne Belperron - Bracelet "Torsade" - Vers 1936
Suzanne Belperron – Bracelet « Torsade » – Vers 1936

Or gris / Platine / Diamants / Rubis

7.20 carats de diamants

13.47 carats de rubis

Certificat de Monsieur Olivier Baroin

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René Boivin

René Boivin - Bague "cinq plans" - 1935
René Boivin – Bague « cinq plans » – 1935

Platine et diamants

Certificat de Madame Françoise Cailles

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Vassilakis Takis

 

Takis - "Espace intérieur" 1957 - 1963
Takis – « Espace intérieur » 1957 – 1964

« Espace Intérieur« 

Bronze – 29 x 32 x 31 cm

Pièce unique – Vers 1957/1964

Détail
Détail
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Sido & François Thevenin

Sido & François Thevenin -Sculptures - 1973
Sido & François Thevenin – Sculptures – 1973

Métal / Marbre

« La cour » – 23 cm

« Ohmonculus » – 32 cm

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Claude de Muzac

Claude de Muzac - Face à main - 1969
Claude de Muzac – Face à main – 1969

Ébène

Signé

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Claude de Muzac - Sculpture "Nid de mésange" - 2013
Claude de Muzac – Sculpture « Nid de mésange » – 2013

Fonte l’aluminium

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Claude de Muzac - Coupelle - 1975
Claude de Muzac – Coupelle – 1975

Cuivre / Plomb martelé

Signée G. Beaucousin

Diamètre : 11 cm

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René Boivin

René Boivin - Clip - 1910/1915
René Boivin – Clip – 1910/1915

Or jaune / Perles

Clip appartenant à la série « Bijoux Barbares »

Crée par René Boivin avant la première guerre mondiale

Poids : 47 grs

Hauteur : 5,3 cm

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René Boivin - Fibule - 1933
René Boivin – Broche fibule – 1933

Platine / Or gris / Émeraudes / Diamants

Poids : 25.9 grs

Modèle « Broche anneau ouvert » – Dessin de Suzanne Belperron

Dimensions : 4.7 cm x 6 cm

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New York Times – Décembre 2010

Special Report: A Cut Above: Jewelry

An Unsigned Iconoclast of 20th-Century Design

By NAZANIN LANKARANI
Published: December 10, 2010
PARIS — In the first quarter of the 20th century, when modernist movements were transforming the world of art, design and architecture, jewelry design was undergoing a revolution of its own.While prestigious jewelry houses like Cartier, Chaumet, Boucheron, and Van Cleef and Arpels continued the tradition of formal gem-set jewelry, a younger generation of iconoclasts introduced a new aesthetic based on geometric forms, associations of uncommon materials and striking color combinations.Among them, the Parisian jeweler René Boivin was a pioneer.“Traditional jewelry designers of that time were highly influenced by Lalique and the Art Nouveau movement. They focused on workmanship and technique, preferring monochromatic designs and stressing stone quality,” said Emmanuelle Chassard, director of the Galerie Parisienne, a design and jewelry gallery in the Seventh Arrondissement of Paris. Continuer la lecture de New York Times – Décembre 2010
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Suzanne Belperron

Suzanne Belperron - Sautoir - 1974
Suzanne Belperron – Sautoir – 1974

Aigues marine

Poids : 83.80 grs

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Suzanne Belperron - Broche - 1965
Suzanne Belperron – Broche – 1965

Platine / Diamants

Poids : 18.70 grs

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Peter Klasen

Peter Klasen - Miroirs et Interupteur - Vers 1970
Peter Klasen – Miroirs et Interrupteur – Vers 1970

Table émaillée

Sérigraphie sur métal

Piètement en métal

Édition MMM pour l’Atelier A

JOLLANT et BRAUNSTEIN, Atelier A, Rencontre de l'art et de l'objet, Ed. Norma, 2003, p. 161
JOLLANT et BRAUNSTEIN, Atelier A, Rencontre de l’art et de l’objet, Ed. Norma, 2003, p. 161
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René Lalique

René Lalique - Collier de chien - 1899/1900
René Lalique – Collier de chien – 1899/1900

Or / Émail translucide / diamants

signature
signature
Barten Sigrid, René Lalique, Schmuck und objets d'art 1980-1910, ed Prestel, 1989
Barten Sigrid, René Lalique, Schmuck und objets d’art 1980-1910, ed Prestel, 1989
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ART + AUCTION – Janvier 2013

January 2013 / ART + AUCTION
January 2013 / ART + AUCTION

Brussels

Singular Sensations

The Belgian capital, known as the crossroads of Europe for centuries before it became the seat of the EU, plays host to the continent’s most eclectic art bazaar January 19 through 27, when the 58th edition of the Brussels Antiques and Fine Arts fair (BRAFA) takes over the canal-side Tour & Taxis complex. The fair’s Byzantium-inspired design, courtesy of Volume Architecture, features an outré custom carpet by the french painter Julien Colombier – both nods to the international outlook espoused by the new BRAFA board chair, Harold t’kint de Roodenbeke, who is determinate to surpass last year’s record attendance.

Continuer la lecture de ART + AUCTION – Janvier 2013

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René Boivin – Broche

René Boivin - Broche modèle "Glycine" - Vers 1965
René Boivin – Broche modèle « Glycine » – Vers 1965

Or rose / Saphirs cabochons ronds et ovales

Hauteur : 7 cm

Largeur : 4 cm

Broche entièrement articulée, pouvant être portée en pendentif

Système clip à deux épingles

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René Boivin – Bracelet

René Boivin - Bracelet - 1945
René Boivin – Bracelet – 1945

Or / Citrine / Rubis / Diamants

Certificat de Madame Françoise Cailles

Dessin de Juliette Moutard

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la Galerie Parisienne annonce le retour d’Hervé Fischer sur la scène française à travers un solo-show qui présente une quarantaine de ses œuvres « historiques », datant principalement des années 1970.

 

La galerie exposera notamment « La vie d’artiste », un album de douze sérigraphies sélectionnées par Pierre Restany, incluant un « mot décroisé », ses panneaux de signalisation imaginaires, ses tampons d’artiste comme simulacres institutionnels parodiant ironiquement la bureaucratie, la pharmacie Fischer, ses essuie-mains sur plastique ou sur toile, prônant une nécessaire « hygiène de l’art ». Ces travaux teintés d’un humour critique témoignent de l’engagement d’Hervé Fischer dans l’art sociologique.

 

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B.R.A.F.A. 2012

Visite virtuelle B.R.A.F.A. 2012

Stand 27

Cliquez sur l’image pour commencer la visite

B.R.A.F.A. / 21 au 29 janvier

Brussels Antiques & Fine Arts Fair

Tour & Taxis / Bruxelles / Belgique

site internet www.brafa.be

Vidéo

B.R.A.F.A. 2012

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Introduction – Les Bijoux de Pierre Cardin

« Imaginez 1789 sans la guillotine, les trois glorieuses sans les barricades, la révolution cubaine sans le Che Guevara, la bombe atomique sans le champignon, et Mao sans son col ? Figurez vous Niel Armstrong se dandinant sur le sol de la lune, sans Pierre Cardin pour nous faire voir le monde autrement derrière la bulle de Plexiglas de l’astronaute américain ? Le flower power des babas anti viétnam et de Barry Mc Guire, sans Pierre Cardin pour accrocher des fleurs en émail sur les poitrines androgynes des émules de Twiggy ? Les beatles… so british sans Pierre cardin pour les mettre en tenue de clergyman ? Le chapeau melon, sans Pierre Cardin pour y ajouter des bottes de cuir ? La télé couleur, sans Pierre Cardin pour l’intégrer dans ses formes organiques ? La moto, le satellite, le heaume des CRS, leur bouclier en ceinture, les garçons et les filles à poil et à plume… le style Cardin c’est la genèse d’une rupture.C’est le pavé de mai 68 dans une vitrine de l’avenue Montaigne.Ses formes sont nées de besoins nouveaux, d’un besoin inné de nouvelles expériences, d’une conception différente de notre existence quotidienne. Une nouvelle histoire nait avec lui. C’est tout cela que La Galerie Parisienne nous présente à travers un ensemble de créations autour des années 1960-1970. Bijoux, jouant sur le contraste des matières,métal chromé, plexiglas, émail et bois, à la limite presque de la cassure entre la forme et la pensée. Cardin travail comme un sculpteur ou comme un architecte. Il a souvent dit que ses créations étaient d’abord et avant tout des constructions dans l’espace. L’exposition en apporte la preuve, avec cette longue goutte de métal chromé portant au bout d’une tige une boule de plexiglas qui se love entre les seins. Avec lui, le métal devient liquide pour se répandre autour d’un cou ou d’une épaule, d’un bras ou d’une hanche. Le cercle s’inscrit dans le carré, lorsqu’il fait appel à Serge Manzon pour dessiner quelques unes des 34 montres sur un mouvement Jaeger… Leopold Sanchez.

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Connaissance des arts – Juin 2007 N°650

« Pierre Cardin, collier, vers 1970, plexiglas et Plexi anodisé (Galerie Parisienne). Les formes épousent et s’écoulent avec nonchalance, le gris se décline avec élégance, le collier devient une oeuvre d’art abstraite, une peinture sculptée. La Galerie Parisienne rend hommage à Pierre Cardin en exposant des bijoux de ses défilés, datés des années 1960-1970 : montres, bracelets, boucles de ceinture et, surtout, une quinzaine de colliers extraordinaires, passionnément collectés depuis huit ans. En métal, plastique, émail ou bois, tous les goût sont permis. Issus de l’esprit révolutionnaire de leur créateur, ces objets donnent le ton de la galerie, nouvelle dans la rue de Lille. »

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MIXTE – Avril 2007 N°45

« Pierre Cardin a dessiné ses bijoux comme ses vêtements: des lignes d’une modernité éternelle, un sens bluffant de la forme simple et de la matière brute. Hommage. « Et s’il y a un bijou, il n’y en aura qu’un », déclare Pierre Cardin. Le créateur visionnaire s’est tenu à sa devise. Les bijoux qu’il crée dans les années 60 et 70 reflètent la pureté géométrique de ses vêtements et leur démesure futuriste. Reliés à un simple tour de cou, des colliers spectaculaires mettent en orbite globes en émail ou en verre, plaques en acier, formes géométriques en Plexiglas anodisé reliées entre elles comme des armures. Un bracelet-brassard reprend les mêmes courbes qu’on associera éternellement à l’univers Cardin. Continuer la lecture de MIXTE – Avril 2007 N°45

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La Gazette de l’hôtel Drouot – Juin 2007 N°22

« Imaginez 1789 sans la guillotine, les Trois Glorieuses sans les barricades, la révolution cubaine sans le cigare du Che Guevara, la bombe atomique sans le champignon, et Mao sans son col ? Figurez vous Neil Armstrong, se dandinant sur le sol de la Lune, sans Pierre Cardin pour nous faire voir le monde autrement derrière la bulle de Plexiglas de l’astronaute américain ? Le flower power des babas anti-Vietnam et de Barry McGuire, sans Pierre Cardin pour accrocher des fleurs en émail sur les poitrines androgynes des émules de Twiggy ? Les Beatles… Continuer la lecture de La Gazette de l’hôtel Drouot – Juin 2007 N°22

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ELLE Décoration – Mai 2008 N°172

« Galerie Parisienne Chic et choc. Les bijoux pour Emmanuelle et David Chassard, le mobilier et les objets pour Sébastien Moinet-Béchar… Ces trois sympathiques antiquaires ont réussi la complémentarité. Parure des années 40 de Suzanne Belperron, collier de Georges Fouquet (années 20), bracelet de René Boivin, bouts de canapé de la maison Jansen, boules en résine de François Godebski (1970), sculpture de Pierre Dunand (1952), lampe de Michel Boyer (1974)… L’ensemble évoque à merveilles le style « chic parisien » en vogue dans les années 70. »

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La Gazette de l’hôtel Drouot – Septembre 2008 N°38

Presque quarante ans après avoir exposé rue de Verneuil, les Simonnet sont de retour dans le Carré rive gauche à la Galerie Parisienne. Ils n’avaient pas disparu – leurs oeuvres monumentale s’imposant dans nombre de grandes villes françaises. La rencontre de la galerie avec les Simonnet à pour point de départ la découverte de leur mobilier-sculpture pour l’intérieur de Jacques Seguela en 1971 et leur participation aux travaux de l’atelier A de François Arnal. Puis, c’est l’entrée dans un univers, leur univers, organique de prime abord mais rationnel et parfaitement objectivé, où les formes sont analysées, disséquées et décomposées sous formes de modules qui, combinés, permettent la création de formes illimitées, qu’elles soient regroupées en famille ou déclinées sur un mode sériel. Cette approche de la forme, ce langage, est lié à son mode technique de production et de reproduction, dans lequel les Simonnet sont passés maître : Le moulage polyester qui contrairement à d’autres matériaux comme la pierre ou le bois ne restituent que ce qu’on lui donne, une forme, une couleur, une matière. A découvrir en compagnie des artistes… SEBASTIEN MOINET-BECHAR

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Le FIGAROSCOPE – Septembre 2008 N°19 953

Les galeries spécialisées dans les arts du XXe siècle s’exposent au coeur de la rive gauche. Vernissages à foison. Une quarantaine de galeries du VIIe arrondissement, spécialisées en art contemporain et design, ont profité de l’accalmie, entre la biennale et la Fiac pour monter des expositions et vernir de concert ce soir du 25 septembre. »Nous souhaitons souligner la présence du xxe siècle au coeur de la rive gauche », insiste Thierry Librati, l’un des participants (…). Au fil des rues qui quadrillent cette enclave dorée, vous pourrez également découvrir le mobilier sculpture des Simonnet, couple d’architectes passés maîtres dans le moulage du polyester, technique qu’ils ont expérimentée dès 1971 (Galerie Parisienne, 30, rue de Lille)(…). PAULINE SIMONS

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Antique Pop

du 23 septembre au 15 octobre 2011

La Galerie Parisienne présentera une exposition inédite consacrée à l’ antiquité greco romaine vue par les artistes et designers du milieu des années soixantes au début des années soixantes dix tels Alicia Moi, Roy Adzak, Lekarski,Andre Casenave et autres. Si les classiques ont de tout temps inspirés les artistes, la culture artistique vibrionnante ajouté aux nouvelles techniques et nouvelles matieres propres à ce moment lui donnent aujourd’hui un relief phantasmagorique et poetique unique.

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L’atelier A

du 27 mai au 23 juillet 2011

Pour son exposition de printemps la Galerie Parisienne a choisie de rendre hommage à François Arnal et l’Atelier A à travers une sélection d’œuvres lithographiques assez rare. En effet, face au foisonnement d’artistes ayant participés à l’aventure fulgurante de l’Atelier A, notre choix s’est délibérément porté non pas sur les poids lourds de l’art, mais sur des travaux tout aussi important émanant d’artistes plus confidentiels tels Nikos, Panseca, Miralda ou Chryssa Romanos. Naturellement une place importante sera consacrée à l’initiateur du projet avec Pierre Restany, François Arnal. La réunion de cet ensemble constitue un témoignage formidable de la magie et de la grâce ayant caractérisées cette période de la fin des années soixante et du début de la décennie suivante. Mais, de façon plus importante, elle participe d’ un début de relecture de cette époque par une nouvelle génération de galeristes, de collectionneurs, avec une sensibilité différente, qui cherche à redécouvrir nombre d’ artistes occultés du champs médiatique pendant des années mais tout aussi importants a leurs yeux.

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B.R.A.F.A. – BRUXELLES – 2011

BRAFA, sigle pour Brussels Antiques & Fine Arts Fair, est une des plus anciennes foires du genre dans le monde et est organisée chaque année par l’ASBL Foire des Antiquaires de Belgique. La première édition eut lieu en 1955 à la salle Arlequin de la Galerie Louise. Cette initiative de créer un «salon des antiquaires » est due à Charles Van Hove et à Mamy Wouters, alors respectivement président et vice-présidente de la Chambre des Antiquaires de Belgique depuis de nombreuses années. Cette première Foire des Antiquaires ou « Antiekbeurs van België » fit suite à celles existant déjà à Grosvenor House à Londres et au Prinsenhof à Delft, mais précéda celles de Paris, Florence ou Munich.

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François Thévenin – Sculpteur

du 22 octobre au 30 novembre 2010

D’Amour et de Feu – Originaire de la Côte d’Azur, François Thévenin a inventé avec Jacques Couëlle ce qu’on a appelé « la maison paysage », une conception écologiste avant l’heure de l’habitat parfaitement intégré dans son environnement naturel. Elève quatre ans des Beaux-Arts de Paris, il revient au pays vers le milieu des années 60, au moment où l’architecte démarre le chantier de Castellaras, cette colonie pour milliardaires qui se niche encore quelque part, entre Mougins et Mouans-Sartoux. François Thévenin sera l’indispensable chaînon entre Jacques Couëlle et les artisans dont il partagera très vite l’expérience. Il va ainsi décorer les maisons de Castellaras de sièges, tables basses, luminaires, rampes d’escalier, objets usuels… en laiton travaillé au marteau suivant une technique ancestrale qui mêle la chaudronnerie, la dinanderie, la soudure. Tout ce qui touche au travail au marteau le passionne et il affronte ces techniques tout seul, sur le tas, au contact des chaudronniers et ferronniers de cette région. Chaque nouvelle commande est pour lui le départ d’une nouvelle aventure, conjuguant le dépassement de soi et le désir de plier le métal à ses caprices de créateur. Son art sort de toutes les classifications. On peut dire que François Thévenin est à la fois un sculpteur et un poète qui sait faire parler la nature. Les œuvres, sorties des forges de ce moderne Vulcain, nous évoquent une Côte d’Azur disparue, où qu’il faut savoir dénicher au détour d’un chemin, contre un vieux mur en pierre sèches soutenant un champ d’oliviers. Ses coups de marteau réveillent pour nous des endroits forts, entre mer et montagne, la pureté des éléments et la présence du soleil, comme un feu implacable qui donne la vie au métal. En cela, l’œuvre de François Thévenin est un fil d’Ariane conduisant aux plus grands, à Picasso, Cocteau, Brassaï… Agé aujourd’hui de 80 ans, il travaille avec Savin, le fils de Jacques Couëlle, sur des grands chantiers internationaux, toujours dans un environnement qu’il aime. Léopold Sanchez

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René Boivin, Suzanne Belperron ou l’art du bijou au féminin

 

du 6 novembre au 30 novembre 2009

Prêtons-nous à un jeu : voici un double clip en cristal de roche serti de diamants ; tentons de deviner par qui il fut réalisé. Suzanne Belperron ? La maison Boivin ? Il est très difficile de trancher. En effet, durant plus de dix ans, elles ont travaillé ensemble, et conçu les bijoux parmi les plus novateurs de la période Art déco. N’espérons pas davantage trouver une signature qui les départagerait ; conscientes de leur singularité, jugeant leur style reconnaissable, elles ne signaient pas leurs œuvres. A réunir les deux noms dans une même exposition, la Galerie parisienne fait preuve de bravoure et, disons le, d’un brin d’humour… Là-haut, Suzanne Belperron et Jeanne Boivin doivent trépigner. Les dames ne s’aimaient pas. Vous allez comprendre pourquoi. Revenons à cette tragique année de 1917. René Boivin, qui s’est installé comme bijoutier – joaillier, rue de Turbigo à Paris au temps de la Belle époque, décède. Sa veuve Jeanne, qui se trouve être la sœur aînée du couturier Paul Poiret, avait jusque-là secondé son mari. Afin de distraire son chagrin, elle reprend le flambeau. Si Madame René Boivin mène

l’entreprise avec fermeté et brio, durant plus de trente ans, jamais elle ne se mettra en avant, conservant pour raison sociale celle de son époux. C’en 1919 qu’elle engage Suzanne Vuillerme (future Mme Jean Belperron). La maison Boivin affirma que la jeune fille y entra comme vendeuse. Dans le catalogue de la récente exposition « Bijoux Art déco et avant-garde », au musée des Arts décoratifs à Paris, Evelyne Possémé, conservateur en chef, rectifie : Suzanne Vuillerme, alors âgée de 19 ans, sort de l’école des Beaux-Arts de Besançon, elle est employée comme modéliste dessinatrice. Certes, elle débute. Du métier, elle a tout à apprendre, mais elle apprend vite. Commence une période éblouissante pour Boivin. Des pièces stupéfiantes de modernité voient le jour, taillées dans le cristal de roche ou l’agate puis incrustées de pierres précieuses. L’association est audacieuse, la réalisation, un tour de force. C’est une révolution ! Reste une question : de qui viennent les idées ? De la nouvelle recrue, cette petite main ? Suzanne se serait contentée de transcrire sur papier les inventions de la patronne – qui ne dessinait pas ? Ou, au contraire, apporta-t-elle à Boivin son originalité, et la fraîcheur de son talent ? L’histoire de l’art n’a pas encore décidé. (D’autant qu’avant

Prêtons-nous de disparaître, Belperron brouilla les pistes, en brûlant quantité de papiers peut-être révélateurs). Toujours est-il que, bientôt, en 1932, Suzanne va quitter Madame Boivin. Et sur un coup de tête. L’autorisation d’apposer son nom sur un dessin de sa création lui ayant été refusée, Suzanne claque la porte. Un caractère ! Elle rejoint Bernard Herz, négociant en pierres et perles. Plus libre à présent, la créatrice fera appel aux artisans qu’elle a connus chez son ancien employeur, les fabricants bijoutiers – joailliers Groéné et Dard ainsi que l’excellent, le merveilleux lapidaire, Adrien Louart. Suzanne va jusqu’à entraîner avec elle une partie de la clientèle, dont Elsa Schiaparelli, reine de la haute – couture. Voilà peu délicat. On chuchote qu’en ses débuts, elle reproduit, pour des dames économes, les modèles de Boivin à moindre coût. Rien de surprenant à ce que Jeanne Boivin ait gardé une cruelle rancœur envers son ex-collaboratrice. Dés lors, chacune va son glorieux chemin. Suzanne Belperron poursuit son oeuvre sur les pierres dures, pierres fines et précieuses. Et avec quel raffinement ! Elle

affectionne le ton sur ton, assortissant la transparence du cristal au blanc du diamant, les tonalités brunes et jaunes du quartz fumé et de la topaze, ou, comme sur la broche que dévoile la Galerie Parisienne (voir p.), la calcédoine bleutée, presque lavande, aux saphirs. Pour composer une bague, elle joue des nuances entre rubis taillés et rubis en cabochon (voir p.). Subtil camaïeu. Ses gemmes, il faut le reconnaître, ne s’avèrent pas toujours d’une qualité exceptionnelle – à l’inverse de Boivin. Qu’importe ! La créatrice donne priorité au dessin. Suzanne est une artiste. En revanche, les perles fines qu’elle remet au goût du jour sont admirables. Sur des bracelets articulés, elle les utilise en breloques, c’est osé. Pendant ce temps, que se passe-t-il chez Boivin ? Une nouvelle dessinatrice est

arrivée en 1933, Juliette Moutard, que viendra rejoindre Germaine Boivin, l’une des filles de Jeanne. « Mademoiselle Juliette » est une amoureuse de la nature. Des oiseaux s’envolent des écrins. Des fleurs s’épanouissent sur les clips, marguerites, orchidées, pavées de pierres fines de couleurs (voir p. ). Boivin sélectionne péridots, olivines, topazes, aigues-marines, tel un peintre les pigments. Délicate palette qui a fait sa célébrité. L’abstraction n’en est pourtant pas abandonnée. Le joaillier produit ses fameuses « grosses bagues » architecturées (voir p.). C’est le moment de le rappeler, René Boivin avait été le premier, dès les années 1910, à concevoir des chevalières pour femmes. Na. On lance le bracelet Tranche, demi-cercle rigide, qui aurait été inspiré par un melon découpé et qui est décliné en diamants et platine, en or et citrines (voir p. ), mais aussi dans des matériaux inattendus en joaillerie : le bois, l’acier inoxydable… On revient, aussi, au style « barbare » sic !, cher à René, bijoux étrusques, mérovingiens, assyriens, constitués d’or enroulé, un motif qui, chez Boivin, vaut pour signature. Oublions les querelles. Voyons les points communs, Suzanne Belperron et Jeanne Boivin en ont tant, bien trop sans doute. Ce sont des femmes. Dans l’univers de la bijouterie – hormis Jeanne Toussaint chez Cartier – peu de figures du Beau sexe se font remarquer à l’époque. Leurs créations respectives s’adressent à l’élite, ouverte à l’avant-garde. « Boivin est le joaillier de l’intelligentsia », souligne Françoise Cailles, dans la monographie qu’elle lui a consacrée – ouvrage, hélas, épuisé. La maison a, pour inconditionnels, des aristocrates, la princesse de Faucigny-Lucinge, des peintres, Kees Van Dongen ou Marie Laurencin, des écrivains, dont la coquine Louise de Vilmorin, intime parmi les intimes. Dans ses salons douillets de l’avenue de l’Opéra, elle attire des milliardaires étrangères, mais les moins

conformistes, dont Victoria Ocampo, Argentine richissime, qui fut la maîtresse de Drieu la Rochelle. Les modèles de Belperron, plus spectaculaires peut-être, brillent dans les milieux de la mode, au poignet de l’extravagante Diana Vreeland, rédactrice en chef du « Vogue » américain ; ils séduisent les mondaines. C’est la vente aux enchères des joyaux de la duchesse de Windsor, en 1987, qui fit ressurgir le nom de Belperron. Aussi incroyable que cela paraisse, on l’avait oublié. La société que la créatrice constitua après- guerre avec le fils de Jean Herz, Bernard, avait cessé d’exister treize ans plus tôt. Alors que l’enseigne de Boivin perdurait avenue Montaigne. Au regard des trésors dénichés par la Galerie parisienne, une chose est acquise, Jeanne Boivin et Suzanne Belperron ont, toutes deux, créé, selon une musique propre, des bijoux intemporels qu’on brûle de porter. Laurence Mouillefarine

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Inspiration tabac

du 5 juin au 30 juin 2009

Apyres, infusibles et incombustibles… ces objets d’art liés au tabac. S’il prenait l’envie dans quelques centaines d’années à un archéologue de procéder à des fouilles sur la colline de Castellaras, juste au-dessus de Mougins, il serait tenté de croire, à la quantité astronomique d’huîtres qu’il découvrirait en cet endroit – et notamment dans un périmètre précis autour de la piscine – que la mer occupa plus longtemps ce lieu qu’on ne le pensait. Une analyse plus poussée des taches sombres maculant les nacres lui révèleraient pourtant qu’il s’agissait en fait de brûlures de cigarettes… Longtemps, les coquilles d’huîtres ont fait office de cendrier dans les réunions mondaines où l’on parlait beaucoup tout en fumant et en portant à ses lèvres une coupe de champagne. Exercice qui demandait quelques années de pratique! Et puis, un jour, une poignée de créateurs de génie, travaillant pour François Arnal ou pour Claude de Muzac, s’est dit qu’il était temps de faire quelque chose pour que cesse cette confusion entre tabac et gastronomie. Ils donnèrent naissance à une série d’objets extraordinaires qu’on appela «cendriers», aussi longtemps qu’ils eurent pour fonction de recueillir nos mégots, mais qu’on pourrait aussi bien nommer aujourd’hui des sculptures. Ce sont quelques uns de ces objets, inventés par des artistes comme Yonel Lebovici, Roy Adzak, Arman, Pierre de Thiersant… que la Galerie Parisienne (… rue de Lille) présente le temps d’une exposition autour du tabac. Assiettes à mégots de Hirst, créée pour quelques « Jet-Setteurs » patentés des années 60/70. A une époque bénie où l’on comptait davantage de bouchons de champagne que d’edelweiss autour du chalet de Gunther Sachs, à Megève. Allumettes de Raymond Hains ou reliques anthropophages, comme le fume-cigarette en os, or et pierres précieuses, créé par Salvador Dali pour le bijoutier new-yorkais Fulco di Verdura. Dans l’épilogue funèbre qui accompagne la mort du tabac, certains sont des signes avant-coureurs des temps difficiles qui arrivent, ainsi le cendrier d’Arman, au fond duquel il a gravé le mot «Cancer»… Puisse le cendrier, cet objet mallarméen par excellence, depuis qu’il ne recueille plus que des larmes, nous réveiller à la cause – sinon du tabac – du moins de l’art. Léopold Sanchez 

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Hommage à Pierre Cardin

du 1er au 30 juin 2007

« Imaginez 1789 sans la guillotine, les trois glorieuses sans les barricades, la révolution cubaine sans le Che Guevara, la bombe atomique sans le champignon, et Mao sans son col ? Figurez vous Niel Armstrong se dandinant sur le sol de la lune, sans Pierre Cardin pour nous faire voir le monde autrement derrière la bulle de Plexiglas de l’astronaute américain ? Le flower power des babas anti viétnam et de Barry Mc Guire, sans Pierre Cardin pour accrocher des fleurs en émail sur les poitrines androgynes des émules de Twiggy ? Les beatles… so british sans Pierre cardin pour les mettre en tenue de clergyman ? Le chapeau melon, sans Pierre Cardin pour y ajouter des bottes de cuir ? La télé couleur, sans Pierre Cardin pour l’intégrer dans ses formes organiques ? La moto, le satellite, le heaume des CRS, leur bouclier en ceinture, les garçons et les filles à poil et à plume… le style Cardin c’est la genèse d’une rupture.C’est le pavé de mai 68 dans une vitrine de l’avenue Montaigne.Ses formes sont nées de besoins nouveaux, d’un besoin inné de nouvelles expériences, d’une conception différente de notre existence quotidienne. Une nouvelle histoire nait avec lui. C’est tout cela que La Galerie Parisienne nous présente à travers un ensemble de créations autour des années 1960-1970. Bijoux, jouant sur le contraste des matières,métal chromé, plexiglas, émail et bois, à la limite presque de la cassure entre la forme et la pensée. Cardin travail comme un sculpteur ou comme un architecte. Il a souvent dit que ses créations étaient d’abord et avant tout des constructions dans l’espace. L’exposition en apporte la preuve, avec cette longue goutte de métal chromé portant au bout d’une tige une boule de plexiglas qui se love entre les seins. Avec lui, le métal devient liquide pour se répandre autour d’un cou ou d’une épaule, d’un bras ou d’une hanche. Le cercle s’inscrit dans le carré, lorsqu’il fait appel à Serge Manzon pour dessiner quelques unes des 34 montres sur un mouvement Jaeger… Leopold Sanchez.

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Les Simonnet

 du 26 septembre au 16 octobre 2008

Presque quarante ans après avoir exposé rue de Verneuil, les Simonnet sont de retour dans le Carré rive gauche à la Galerie Parisienne. Ils n’avaient pas disparu – leurs oeuvres monumentale s’imposant dans nombre de grandes villes françaises. La rencontre de la galerie avec les Simonnet à pour point de départ la découverte de leur mobilier-sculpture pour l’intérieur de Jacques Seguela en 1971 et leur participation aux travaux de l’atelier A de François Arnal. Puis, c’est l’entrée dans un univers, leur univers, organique de prime abord mais rationnel et parfaitement objectivé, où les formes sont analysées, disséquées et décomposées sous formes de modules qui, combinés, permettent la création de formes illimitées, qu’elles soient regroupées en famille ou déclinées sur un mode sériel. Cette approche de la forme, ce langage, est lié à son mode technique de production et de reproduction, dans lequel les Simonnet sont passés maître : Le moulage polyester qui contrairement à d’autres matériaux comme la pierre ou le bois ne restituent que ce qu’on lui donne, une forme, une couleur, une matière. A découvrir en compagnie des artistes…